«Chine : nouvelle stratégie agricole, fièvre porcine africaine et guerre commerciale avec les USA. Quels impacts sur les marchés agricoles mondiaux ?

Deux évènements récents, le conflit commercial avec les Etats-Unis et l’apparition de la fièvre porcine africaine ont mis à l’épreuve la nouvelle stratégie d’approvisionnement alimentaire chinoise…avec des conséquences qui commencent à poindre. Nous avons demandé à Jean Marc Chaumet (Groupe Economie du Betail de Idele) qui suit particulièrement l’agriculture chinoise de venir nous en parler à cette réunion de rentrée

Jean-Marc Chaumet du GEB-IDELE introduira le débat.

L’objectif de maîtrise de l’approvisionnement alimentaire s’est poursuivi tout au long de l’histoire chinoise. La Chine est devenue le premier producteur de blé, de riz, porcs, d’ovins, de pommes de terre, de pommes…mais également le 1erimportateur de soja, de riz, de produits laitiers, de viande bovine… Lire la suite

Le lait dans les montagnes de l’UE après les quotas. Stratégies, réussites et limites (Tyrol du Sud, Bavière, Auvergne, Savoie, Jura)

Présenté par : Christophe Perrot, Benoit Baron ( GEB-Idele) et André Pflimlin accompagnateur / traducteur pour les 2 missions Bavière et Südtirol.

La sortie des quotas a accéléré la divergence d’évolution des structures de production entre zones de plaines et de montagnes. Pour autant avec des tailles d’élevages qui restent petites voir très petites, le lait de montagne rémunère souvent bien ses producteurs.

En France on connait bien la belle réussite des filières fromagères des Savoie et du Jura grâce à la protection des AOP, créant une dynamique de confiance en l’avenir favorable à l’installation des jeunes. Mais pourquoi cette dynamique est t’elle beaucoup plus rare en Auvergne ? Qu’en est-il dans d’autres régions de montagne de l’UE comme le Tyrol italien ou la Bavière ? Des études récentes de Idele nous éclairent à ce sujet. Lire la suite

L’approvisionnement européen en soja interroge nos modèles d’élevage et alimentaires

Avec André Pflimlin et Michel Rieu

Des choix politiques UE-US anciens ou récents ont institué la dépendance de l’élevage au soja importé au détriment des protéines européennes. Le soja, graine, huile et tourteau, est devenu une commodité mondiale majeure. Une large part de la production voyage du continent américain à l’Europe et l’Asie. Ce marché est sensible aux aléas climatiques, mais aussi aux politiques commerciales. Avec la guerre commerciale USA-Chine et la demande croissante dans les pays de l’UE pour des produits animaux « sans OGM », le soja revient en force sur le devant de la scène médiatique et politique.

Pourquoi les citoyens-consommateurs se mobilisent-ils contre les OGM ? Leur toxicité fait controverse. Les OGM posent aussi bien d’autres questions, le droit de manipuler le génome, le modèle économique des semences OGM et la liberté de choix des agriculteurs, le système Monsanto glyphosate et cultures OGM résistantes, la déforestation importée… En bref, avec le soja, la dépendance en protéines de l’Europe participe à la dégradation de l’environnement, de la biodiversité et au réchauffement climatique via la destruction de la forêt amazonienne… Lire la suite

La politique contractuelle dans les filières agricoles : moyen de régulation des marchés et de partage des marges ?

Intervenants Gérard You, Michel Rieu, Pascale Magdelaine ? (RMT économie de filières animales)

Au nom d’une plus grande adaptation aux « signaux du marché » les mécanismes de régulation existants dans le cadre de la PAC pour bon nombre de filières, ont progressivement été démantelés afin de laisser place à la bonne volonté des acteurs des filières pour mettre en place des politiques contractuelles. La sortie des quotas laitiers en 2015 avec une timide mise en place de contrats n’a pourtant pas été couronnée de succès car elle a laissé place à une spectaculaire crise en 2016. 

Cette problématique de la régulation des marchés et de partage de la valeur au sein des filières agricoles a constitué un des thèmes centraux de la réflexion des Etats généraux de l’alimentation en 2017, avec « l’injonction » de partir des coûts de production des producteurs dans la construction du prix des produits. Lire la suite