Impact des pratiques et systèmes agricoles sur la dégradation de la biodiversité (quelles responsabilités et quelles évolutions envisageables ?)

La question de la responsabilité des pratiques et des systèmes agricoles dans la dégradation de la biodiversité est vaste (biodiversité animale et végétale) diverse selon les milieux agricoles et les systèmes (grandes culture élevage, plaine, montagne etc.,) et complexe compte tenu des interactions multiples, alors qu’elle est le plus souvent abordée tant au niveau médiatique que politique de façon sectorielle ou mono factorielle (ex les pesticides,) 

Nous vous proposons lors de cette séance d’y entrer de façon pragmatique  en valorisant les compétences et angles d’approches complémentaires des deux intervenants qui ont répondu à notre invitation : 

  • Philippe VIAUX   membre de l’Académie d’Agriculture, ancien ingénieurs agronome d’Arvalis s’est intéressé très tôt à la question de la durabilité des systèmes agricoles. Il est l’un des principaux réalisateurs,  au début des années 2000, de la méthode  IDEA (Indicateurs de durabilité des exploitations agricoles) permettant une première évaluation globale. Il a publié en 1999 (réédité et enrichi en 2013)  un ouvrage « Les systèmes intégrés :Une troisième  voie en grandes cultures » éditions France Agricole (Les systèmes intégrés utilisent les mêmes principes agronomiques que l’agriculture biologique sans s’interdire, si nécessaire, l’utilisation des produits chimiques de synthèse). Plus récemment il a rédigé pour l’Académie d’Agriculture un article sur « La disparition des oiseaux dans les plaines céréalières : analyse des causes et proposition de solutions » qui,  sans exclure la responsabilité des pesticides, en relativise l’importance et montre que les solutions sont à rechercher de façon plus globale. Il propose des pistes de solutions qui dépassent la stricte question des oiseaux. Nous en débattrons de leur faisabilité, technique, économique et politique.
  • Jacques LUCBERT ancien ingénieur et cadre de l’Institut de l’Elevage, aujourd’hui président  de l’association  INDRE NATURE (https://www.indrenature.net/) reliée au réseau FNE (France Nature environnement)  qui  agit de puis plus de 30 ans  dans le département et regroupe 700 adhérents bénévoles  et  huit salariés  pour conduire des actions dans le domaine de l’environnement et de la biodiversité  (connaissance des milieux de la faune et de la flore, formation, expertise et défense). C’est à ce titre de président d’une association de défense de l’environnement disposant d’une expertise reconnue que nous lui avons demandé de  nous faire part de son point de vue. Son témoignage portera principalement sur l’importance des infrastructures agro écologiques (bocage, haie  etc,  ) dans le maintien de la biodiversité mais également  sur son expérience associative quand aux  possibilités  et limite du débat et de l’action avec les diverses parties prenantes (organisations agricoles, pouvoirs publics, société civile…)

L’exposé de Philippe Viaux : Lire la suite